La conjoncture passée peut être un levier efficace pour comprendre la volatilité.

En règle générale, la hausse de la volatilité des marchés reflète l’un des trois types de risque suivants : 

  • Risque épisodique : Cette catégorie est caractérisée par des événements comportant un risque de courte durée, quoique légitime, mais qui se révèlent moins durables, bien souvent une fois que l’on a le recul nécessaire pour en prendre conscience. En voici un bon exemple : au début de 2018, l’inquiétude suscitée par la hausse des taux d’intérêt et le dénouement des positions vendeur à effet de levier axées sur la volatilité ont entraîné une poussée de volatilité de courte durée. Au nombre des autres exemples plus récents, on peut citer le mois d’août 2024, au cours duquel la combinaison d’un rapport sur l’emploi peu encourageant et du dénouement de nombreuses opérations de portage a provoqué une poussée de la volatilité qui s’est dissipée en l’espace d’une semaine.

  • Risque lié au cycle économique : Cette catégorie correspond à une hausse de la volatilité souvent liée à un ralentissement économique ainsi qu’à la crainte – et parfois même à la concrétisation – d’une récession. Parmi les exemples notables, mentionnons les marchés baissiers de 1980 à 1982 (lorsque la Réserve fédérale américaine [Fed] dirigée par Paul Volcker s’efforçait de maîtriser l’inflation), la récession de 2001, qui a accompagné l’éclatement de la bulle technologique, ainsi que le marché baissier de 2022, qui a été provoqué par une montée de l’inflation dans la foulée de la pandémie et le cycle de relèvement du taux directeur de la Fed. 

  • Risque existentiel : Cette catégorie est attribuable à la perspective d’un effondrement systémique de l’économie ou du système financier qui pourrait entraîner des périodes d’incertitude sans précédent et des replis extrêmes des marchés. Il s’agit d’un type de risque qui ne se produit qu’une fois par génération. La crise financière mondiale de 2008-2009 et la première phase de la pandémie de COVID-19 en 2020 en sont des exemples récents. L’expression « économie en chute libre », couramment utilisée par les commentateurs pour décrire ce type d’événements, reflète bien la situation.

 

La volatilité risque de persister en raison d’une série de facteurs

La volatilité actuelle des marchés n’est pas attribuable à des préoccupations relatives au risque existentiel ou épisodique, mais à des préoccupations relatives au risque lié au cycle économique. Par conséquent, il est probable qu’elle persiste quelque peu – pendant des semaines, voire des mois, et non des jours –, et ce, pour trois raisons principales. 

Premièrement, l’ampleur de l’incertitude entourant les politiques est une réalité mondiale, et celle-ci demeure à des niveaux historiquement élevés dans certains pays. Certaines initiatives pourraient également peser sur la croissance économique et exercer des pressions supplémentaires sur la hausse des prix. 

Deuxièmement, mis à part l’incertitude entourant les politiques, les courants plus profonds qui influent sur l’économie devraient être plus perturbateurs qu’auparavant. Comme l’économiste en chef mondial de Vanguard l’a souligné, l’économie traverse la phase initiale de ce qu’on considère comme la confrontation entre deux mégatendances qui définiront la décennie à venir : une augmentation de la productivité stimulée par l’intelligence artificielle (IA) et le poids de la hausse à long terme des déficits budgétaires structurels sur l’économie. 

À mesure que l’effet de l’IA se fera sentir au sein de l’économie, les conséquences pour les marchés de l’emploi et la dynamique concurrentielle de nombreux secteurs seront loin d’être négligeables. Compte tenu des changements fondamentaux potentiels qui sous-tendent la transition, le bras de fer pourrait se manifester sous la forme de perturbations qui remettraient en question le statu quo. Parallèlement, le marché obligataire devrait continuer de porter une attention particulière à l’évolution de la dynamique des titres de créance et n’hésitera peut-être pas à prendre en compte la prime requise s’il le juge nécessaire. 

Troisièmement, la Fed se trouve à la croisée des chemins alors que l’inflation n’est pas revenue à sa cible de 2 %. Si l’inflation augmente de nouveau, les décideurs, préoccupés non seulement par le plein emploi, mais aussi par la stabilité des prix, pourraient se sentir limités dans leur capacité à soutenir l’économie au moyen de réductions de taux. 

 

Conséquences pour les investisseurs dans un contexte d’incertitude et de volatilité élevée

Ce qui caractérise véritablement un portefeuille équilibré, c’est sa capacité à résister aux périodes inévitables (et imprévisibles) de baisse importante et à conserver ses placements en actions en vue d’une éventuelle appréciation du capital. La prime de risque des actions – les rendements plus élevés que les investisseurs s’attendent à ce qu’affichent les actions – présente un potentiel de volatilité. Il importe que les investisseurs veillent à ce que leur portefeuille ne diverge pas de leur tolérance au risque et de leur horizon de placement. 

Après des années de rendement supérieur du marché boursier, principalement attribuable aux sociétés technologiques de croissance aux États-Unis, certains investisseurs pourraient être trop exposés aux actions américaines. Certains d’entre eux pourraient bénéficier d’un rééquilibrage en ce qui a trait à la composition de leur placement en actions et en obligations afin que la répartition de leurs titres à revenu fixe puisse offrir une bonne stabilité lorsque le cours des actions chute. D’autres pourraient bénéficier d’ajustements au sein de leur composante d’actions, ce qui permettrait de rétablir l’équilibre entre les actions américaines et les autres actions hors États-Unis ou entre les actions de croissance et les actions de valeur. 

La volatilité récente permet de tirer un enseignement important sur le risque de baisse : la nature et l’ampleur du véritable risque de baisse sont souvent inconnues. Les investisseurs qui sont les plus susceptibles de réussir face à la volatilité élevée sont ceux qui ont positionné leurs portefeuilles de façon à résister aux inévitables vicissitudes des cycles économiques et des marchés.

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Remarques : 

Tous les placements sont assujettis à des risques. 

Date de publication : Mars 2025

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Certains énoncés inclus dans le présent document peuvent être considérés comme étant des « informations prospectives », lesquelles pourraient être importantes et comporter des risques, des incertitudes ou d’autres hypothèses. Rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas considérablement différents de ceux présentés ou sous-entendus dans ces énoncés. Ils reposent sur des facteurs qui comprennent, entre autres, les conditions des marchés des capitaux du monde entier en général, les taux d’intérêt et de change, les facteurs politiques et économiques, la concurrence, les changements d’ordre juridique ou réglementaire et les catastrophes. Toute prévision, projection ou estimation contenue dans ce document devrait être interprétée comme étant de l’information d’ordre général concernant le marché ou les placements, et nous ne déclarons aucunement qu’un investisseur pourrait dégager des rendements similaires à ceux indiqués aux présentes.

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